Je regrdais le match de rugby opposant Toulouse au Stade Francais Je sortais de deux regroupements (autrefois on disait mélée spontanée, doux euphémisme) lorsqu'un souvenir de mes années parisiennes vint titiller les crampons de ma mémoire.
Je flanais ce jour là sur les grands boulevards lorsque je tombais ( curieuse façon de parler) sur un copain perdu de vue depuis quelque temps. Nous décidâmes de faire un bout de chemin de concert. Mon compagnon me paraissait toutefois soucieux et bientôt sans que j'eusse rien fait pour solliciter ses confidences il me fit part abruptement de l'objet de ses préoccupations : son fils. Un adolescent encore boutonneux, plutôt costaud encore qu'un peu enveloppé, taiseux, souvent renfrogné, à la limite de l'échec scolaire, soupira t'il.
-Un histoire d'amour qui a mal fini, suggérais je.
- Certainement pas, je me demande même s'il connait une fille.
Nouveau soupi
r et il ajouta : Peut être devraisje lui faire faire
du sport, mais lequel.
Une inspiration soudaine, comme un drop goal, me traversa : - Le rugby, mets le au rugby.
- Tu crois ?
- Le rugby, je te dis.
Quelques mois plus tard le hasard me remit à nouveau en présence de mon copain. Il me sauta littéralement au cou .
- Tu as sauvé mon fils. Le rugby a fait de lui un autre garçon, ouvert, sur de lui avec un tas de copains et de copines.
ESSAI accordé donc. J'espère que la TRANSFORMATION a été réussie.
(
J'aimerais que toutes les cloches des églises de France et de Navarre se mettent à sonner ensemble, que tous les coqs de nos villages se mettent à chanter de concert. J'aimerais que l'on parle moins de valeurs républicaines et de laîcité et que l'on parle de l'amour de notre terre, de nos traditions, de nos paysages, de nos coutumes, de nos bons vins, de notre bon pain, de nos érivains, de nos poètes, de nos artistes,de nos chansons. A propos de chanson, j'aimerais que chaque dimanche matin, après la grande toilette, on chante, non pas la Marseillaise, laissons cela aux footballeurs de l'équipe de France, ils le font si bien avec tellement de chaleur !!!) mais " Ca sent si bon la France".
Le vent d'été est entré par ma fenêtre
et a jeté dans mon assiette
une pétale de coquelicot
j'ai alors fermé les yeux
et dans un vol plané
retrouvé les odeurs d'avant
mes jambes d'adolescent
mon coeur battant plus souvent
qu'il ne faudrait
pour un oui pour un non
pour baiser donné ou refusé
mes désillusions
mes espérances retrouvées
au petit matin levé
Je regarde les coquelicots
ils ne désesèprent jamais
de la chaleur de l'été
Il vivent d'eau, de lumière et d'amour
on ne le cueille pas
ils ne le suportent pas
on les contemple
J''ai appris à jouer au tennis chez Pierre Barthès sous la houlette de Francis Rawstorne. J'avais alors largement dépassé le cap de la quarantaine. Pour moi, ex-footeux, ce fut une révélation. En
quelques mois j'en appris assez pour pouvoir disputer quelques tournois, de double principalement . J'ai même, oh fierté, deux coupes. Par la suite je devais devenir le prof de mon fils ui
bientôt allait ma battre à plate couture. C'est sur les courts de Pierre Barthès que j'appris ce qu'était "le cheval" au tennis, à "chevaucher l'air" à "acheter du temps" en levant la balle, à
faire en sorte de ne pas "arroser les baches", à ne pas "exploser" à tout bout de champ. Le tennis est un jeu, il faut savoir prendre du plaisir à la pratiquer même et surtout en compétition
expliquait Pierre Barthès et son attitude sur le court illustrait ses propos sans rien enlever à son professionalisme. Cerise sur le gâteau, gràce à P.B. j'ai eu l'occasion d'interwiever Martina
Navratilova, Cris Evert Loyd, Mary Pierce, à déjeuner avec Guillermo Vilas, Nathalie Tauziat, Mylène Demongeot et à approcher bien d'autres stars de la petite balle jaune. Pierre Barthès était un
personnage attachant, parfois déroutant, charmeur. Il avait un carnet d'adresses impressionnant dont il ne ne se séparait rarement et un hobbie la prestidigitation. Un soir où il me fit la joie
de venir dîner à la maison, il nous gratifia
une démonstration pour la plus grande joie de mes
enfants. De mes enfants dont il me fit grand compliment ce qui me toucha plus que je ne saurais l'écrire
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